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Conseils travaux · Points à vérifier

Comment s’assurer du sérieux d’un artisan ?

Le sérieux d’une entreprise se vérifie sur pièces : un numéro SIRET actif, une attestation d’assurance décennale nominative et en cours de validité, un devis conforme. Ces trois documents se demandent avant la signature, jamais après.

Un chantier raté coûte deux fois : la réparation, et le recours contre une entreprise qui n’est parfois plus joignable. Les vérifications ci-dessous prennent une demi-heure et se font depuis chez vous.

Vérifier que l’entreprise existe vraiment

Demandez le numéro SIRET et servez-vous-en. Les bases publiques des entreprises permettent de confirmer en quelques secondes que la société est immatriculée, quelle est son activité déclarée, et depuis quand elle exerce. Une entreprise artisanale figure au répertoire des métiers, une société au registre du commerce et des sociétés.

Trois signaux méritent qu’on s’arrête : une immatriculation très récente pour un chantier lourd, une activité déclarée qui n’a rien à voir avec les travaux proposés, ou une adresse qui ne correspond à rien de localisable. Aucun n’est disqualifiant à lui seul, tous méritent une question directe.

Exiger l’attestation d’assurance, pas la mention d’une assurance

« Nous sommes assurés » ne vaut rien. Demandez l’attestation elle-même et lisez-la : elle porte le nom de l’entreprise, la période de validité, et surtout la liste des activités couvertes.

C’est ce dernier point qui piège. Une attestation valable peut ne pas couvrir les travaux qu’on vous propose, parce que l’entreprise a élargi son activité sans le déclarer à son assureur. En cas de sinistre, la garantie ne joue pas, et vous vous retournez contre une société qui n’a rien derrière elle.

Vérifiez que la période couvre la date prévue du chantier, et non seulement celle du devis. Sur un projet qui démarre dans six mois, une attestation qui expire dans trois ne protège personne.

Les trois garanties légales, et ce qu’elles couvrent

Elles s’appliquent de plein droit sur les travaux qui les concernent, sans clause à ajouter au contrat.

  • La garantie de parfait achèvement court un an après la réception. Elle oblige l’entreprise à reprendre tous les désordres que vous avez signalés à la réception ou dans l’année qui suit, quelle qu’en soit l’importance.
  • La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement, couvre pendant deux ans les équipements dissociables de la construction : volets, portes, robinetterie, appareils de chauffage.
  • La garantie décennale couvre dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Elle est obligatoire pour les travaux touchant le gros œuvre, la charpente, la couverture ou l’étanchéité.

La réception des travaux est le point de départ de ces trois délais. Faites-la par écrit, en listant les réserves : un procès-verbal sans réserve vous prive du recours le plus simple.

Ce que disent les labels, et ce qu’ils ne disent pas

Un label atteste d’une qualification vérifiée par un organisme tiers, sur un domaine précis. RGE, mention transversale, conditionne l’accès à la plupart des aides publiques à la rénovation énergétique. Qualibat qualifie sur les métiers du bâtiment, Qualifelec sur l’électricité, Qualisol sur le solaire thermique, QualiPV sur le photovoltaïque, Handibat sur l’accessibilité. QualitEnR regroupe plusieurs qualifications liées aux énergies renouvelables.

Ces signes sont délivrés pour une durée limitée, renouvelables, et assortis de contrôles de chantier. Demandez donc le certificat daté plutôt que de vous fier au logo affiché sur un site, qui peut dater de plusieurs années.

Un label ne garantit pas la qualité d’un chantier donné, ni le respect des délais, ni la solidité financière de l’entreprise. Il dit qu’une compétence a été vérifiée à un instant donné. C’est utile, ce n’est pas suffisant.

Les signaux qui doivent alerter

Un acompte anormalement élevé demandé avant tout début de travaux. Un refus de fournir une attestation d’assurance. Un devis sans mention de l’assurance ni des coordonnées complètes de l’entreprise. Une pression à signer le jour même, en particulier lors d’un démarchage à domicile.

Le démarchage mérite une prudence particulière quand il porte sur des travaux subventionnés. Une entreprise qui vient sonner chez vous pour vous vendre une isolation ou une pompe à chaleur en agitant une aide publique cherche un dossier, pas un chantier. Choisissez vous-même vos interlocuteurs, et comparez plusieurs propositions avant de vous engager.

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