Sur un devis de peinture, le prix ne se joue pas sur la peinture. Il se joue sur la préparation des supports, le poste que les offres les moins chères réduisent en premier et celui qui détermine la tenue du résultat.
La préparation fait le prix
Rebouchage, ponçage, dépoussiérage, sous-couche : selon l’état des murs, cette phase représente une part importante du temps passé. Un devis qui annonce deux couches sans dire ce qui les précède vous fera comparer une remise en état avec un simple rafraîchissement.
Demandez le détail de ce qui est prévu support par support, et ce qui se passe si l’artisan découvre un enduit qui cloque en décapant.
Au mètre carré ou à l’heure
Les deux modes existent. Le mètre carré convient aux surfaces régulières et permet de comparer. L’heure se justifie sur des reprises ponctuelles, des boiseries ou des supports abîmés dont le temps de travail est difficile à prévoir.
Dans les deux cas, demandez la surface retenue. Un métré qui compte les murs sans déduire les ouvertures gonfle discrètement le total.
Intérieur et façade ne se chiffrent pas ensemble
Une façade demande un échafaudage, parfois une autorisation d’occupation du trottoir, et des produits qui n’ont rien à voir avec une peinture de séjour. Demandez deux lignes séparées, y compris si la même entreprise réalise les deux.
Si le bâtiment se situe près d’un monument protégé, les teintes extérieures peuvent être encadrées. Renseignez-vous en mairie avant de choisir une couleur.
Ce que le devis doit nommer
Les références produits et leur nombre de couches, la surface traitée, les protections du mobilier et des sols, et le nettoyage de fin de chantier. Un devis qui écrit « peinture blanche mate » sans marque ni référence ne vous permet pas de vérifier ce qui a été appliqué.