Avant tout dessin, un projet d’extension se heurte à trois questions : ce que le PLU autorise sur votre parcelle, la surface que vous pouvez ajouter sans permis, et ce que les devis chiffrent réellement. Les trois se règlent avant de choisir un constructeur.
Le PLU décide avant l’architecte
Hauteur maximale, recul par rapport aux limites séparatives, emprise au sol, aspect des façades : tout cela est écrit dans le plan local d’urbanisme de votre commune, consultable en mairie. Une extension dessinée sans l’avoir lu se corrige au moment du dépôt, quand les devis sont déjà signés.
Vérifiez aussi si votre parcelle se situe dans le périmètre d’un monument protégé. L’avis de l’Architecte des Bâtiments de France y devient obligatoire et allonge l’instruction.
Déclaration préalable ou permis de construire
Le seuil dépend de la surface créée et de la zone. En zone urbaine couverte par un PLU, une extension peut relever de la simple déclaration préalable jusqu’à un certain seuil, du permis au-delà. Faites confirmer le régime applicable à votre adresse avant de lancer les consultations, et demandez qui dépose le dossier, vous ou l’entreprise.
Les lots que les devis oublient
- le raccordement aux réseaux existants, eau, électricité et évacuations
- la reprise de la façade et de la couverture à la jonction avec l’existant
- l’évacuation des déblais et la remise en état du terrain
- les finitions intérieures, souvent renvoyées à un lot séparé
Demandez que chaque poste apparaisse en ligne distincte. Un prix au mètre carré global ne permet pas de voir ce qui manque.
Assurances et réception
L’assurance dommages-ouvrage se souscrit avant l’ouverture du chantier et se chiffre à part. Le devis doit également porter une date de réception et les pénalités de retard applicables. Ces deux lignes sont celles qui vous protègent si le chantier s’étire.