Le nombre de caméras ne dit rien d’une installation de vidéosurveillance. Ce qui se compare, ce sont les zones réellement couvertes, la qualité d’image de nuit, l’endroit où les images sont stockées et qui peut les consulter.
Commencez par le périmètre à couvrir
Listez les accès à surveiller : porte d’entrée, garage, portail, baie vitrée arrière. Trois caméras bien placées valent mieux que six mal orientées. Demandez un plan d’implantation faisant apparaître les angles couverts.
Un mur mitoyen, une haie ou un pilier créent des angles morts que seul un repérage sur place révèle.
Ce que vous n’avez pas le droit de filmer
Vos caméras doivent se limiter à votre propriété. Filmer la voie publique, l’entrée de votre voisin ou une partie commune sans cadrage préalable vous expose. En immeuble, la surveillance des parties communes suppose d’informer les occupants et de désigner un responsable des images.
Demandez que le devis précise le champ de chaque caméra. C’est aussi une protection pour vous.
Le réseau compte autant que la caméra
Une caméra ne vaut que par la façon dont ses images remontent. Filaire ou Wi-Fi, la question se tranche sur la distance et les obstacles. Sur un terrain, la portée du réseau limite l’implantation bien avant la qualité du capteur.
Sans éclairage extérieur, tout se joue la nuit : demandez la portée infrarouge annoncée et à quelle distance l’image reste exploitable.
Stockage et accès aux images
Enregistreur local ou hébergement distant, durée de conservation, accès depuis un téléphone : ces trois points doivent figurer au devis. Vérifiez également ce qui se passe en cas de coupure de courant ou d’internet, et qui, en pratique, pourra consulter les enregistrements.