La logique de la vidéosurveillance intérieure n’est pas de tout voir, c’est de voir ce qui compte. Un intrus laisse une trace exploitable là où il passe et là où il cherche, pas dans le couloir de la buanderie.
Le passage d’entrée
Si l’accès principal se fait par un couloir, une entrée ou une cage d’escalier, c’est le premier emplacement à équiper.
La raison est simple : quel que soit le point d’entrée choisi, porte d’entrée, garage ou fenêtre, ce passage sera emprunté. Une caméra unique y capte ce que quatre caméras dispersées manqueraient.
Le séjour
Le salon, souvent associé à une cuisine ouverte, concentre les équipements multimédias, la décoration et les objets de valeur. Il est fréquemment situé près de l’entrée, ce qui en fait un point clé.
C’est là qu’une caméra IP à capteur Full HD, avec vision nocturne et grand angle, prend tout son sens. Placez-la en hauteur pour couvrir la pièce sans être trop en évidence.
Sans fil, elle dialogue en WiFi avec la box, la centrale d’alarme et le système domotique. En filaire, choisissez un modèle compatible Power over Ethernet : un seul câble apporte alors le réseau et l’alimentation.
La chambre, un cas particulier
Filmer une chambre est possible, mais l’intérêt en matière de sécurité est faible. Un intrus y entre et en ressort, il n’y reste pas.
L’usage réel est autre : rassurer un enfant, ou remplacer un babyphone. Dans ce cas, une webcam ou une mini-caméra enregistrant sur carte microSD suffit, sans qu’il soit nécessaire de l’intégrer au système de sécurité.
Les autres pièces
La même logique vaut pour la cuisine, le garage ou le sous-sol. La question à se poser est toujours la même : est-ce un lieu de passage dans la configuration de votre maison ?
Si oui, une caméra s’y justifie. Sinon, l’argent est mieux employé ailleurs, sur une caméra extérieure par exemple.
L’extérieur, en amont
Une caméra extérieure surveille l’accès à la maison et permet d’identifier une présence avant même la tentative d’entrée. C’est le complément naturel des deux caméras intérieures ci-dessus.
Choisissez un modèle sans fil résistant aux intempéries et équipé de la vision nocturne. Une caméra d’intérieur pointée à travers une vitre ne fait pas l’affaire : les infrarouges se réfléchissent sur le verre.
Ce qu’il ne faut pas oublier de vérifier
Une caméra intérieure filme des personnes qui vivent là. Prévenez les occupants du logement, y compris ceux qui n’y résident pas en permanence, et coupez ou masquez la caméra quand vous êtes chez vous si sa présence vous pèse : la plupart des modèles le permettent depuis l’application.
Si vous employez une personne à domicile, garde d’enfants ou aide à la personne, la règle change de nature. Vous ne pouvez pas la filmer à son insu : elle doit être informée de l’existence du dispositif et de sa finalité.
Combien de caméras en pratique
Pour une maison individuelle, deux caméras intérieures et une à deux caméras extérieures couvrent l’essentiel. Ajouter davantage augmente le nombre d’images à trier sans augmenter la sécurité.
Si votre configuration est atypique, plusieurs niveaux, deux entrées indépendantes, dépendance isolée, faites établir plusieurs devis. Un installateur détermine sur place les points de passage obligés, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.
