Les cinq matériaux disponibles s’opposent sur six critères, et ils ne peuvent pas tous être satisfaits en même temps. Savoir lesquels comptent pour vous règle la question plus vite que n’importe quel comparatif.
Le tableau des cinq matériaux
| Matériau | Entretien | Résistance | Sécurité | Poids |
|---|---|---|---|---|
| Aluminium | Quasi nul | Bonne | Moyenne | Léger |
| PVC | Quasi nul | Correcte | Faible | Léger |
| Bois | Régulier | Moyenne | Moyenne | Lourd |
| Fer | Peinture | Excellente | Excellente | Lourd |
| Acier | Peinture | Excellente | Excellente | Très lourd |
Bois et aluminium, les deux extrêmes de l’entretien
Le bois est chaleureux, personnalisable, renouvelable, et il s’intègre naturellement à un jardin. Il demande en échange un vernissage ou une peinture réguliers pour éviter le pourrissement et les attaques d’insectes, et il résiste moins bien aux intempéries que les autres matériaux.
L’aluminium est son opposé : léger, insensible à la corrosion et au ternissement, disponible en de nombreuses finitions, recyclable, et sans entretien. Il est en revanche moins robuste que le fer ou l’acier, sa résistance à l’effraction dépendant beaucoup de l’épaisseur des profils.
Fer et acier, la sécurité
Le fer offre robustesse, élégance et longévité, avec des motifs travaillés et des finitions variées, peinture ou galvanisation. Il résiste très bien aux intempéries et dissuade efficacement une intrusion.
L’acier, fabriqué en menuiserie d’usine, va plus loin en rigidité. Il est souvent galvanisé contre la corrosion, puis peint ou verni. Il est recyclable, donc plus vertueux que le PVC de ce point de vue.
Les deux partagent le même défaut : le poids. Il complique la pose, exige des piliers et des gonds dimensionnés en conséquence, et impose une motorisation plus puissante. Tous deux rouillent s’ils ne sont pas entretenus.
Le PVC, l’économique
Léger, facile à poser, décliné en nombreuses couleurs, résistant aux intempéries, à la corrosion et aux UV. Il apporte en prime une isolation thermique et phonique appréciable près d’une route passante.
Ses limites sont connues : moins robuste que les autres matériaux, moins valorisant visuellement pour certains, et pas écologique à la production.
Les six critères à arbitrer
- résistance et durabilité, où l’aluminium et l’acier dominent
- esthétique, le bois et le fer pour le traditionnel, l’aluminium et le PVC pour le contemporain
- prix, le bois et le fer plus chers parce que souvent artisanaux
- entretien, presque nul en aluminium et PVC, régulier ailleurs
- facilité de pose, liée directement au poids
- sécurité, où l’acier et le fer prennent l’avantage
Vérifiez au passage la garantie proposée par le fabricant : c’est un indicateur de qualité plus fiable qu’une fiche produit.
Ne pas oublier la quincaillerie
Poignées, gâches électriques, serrures, gonds : ces pièces doivent être compatibles avec le matériau retenu, et elles pèsent sur la sécurité réelle de l’ensemble.
Même remarque pour la motorisation, qui doit être dimensionnée au poids et à la largeur du vantail. Un portail acier avec un moteur prévu pour de l’aluminium fonctionnera quelques mois. Faites établir plusieurs devis en indiquant à chaque professionnel le matériau envisagé et les cotes de votre entrée.
