Le marché va de la caméra discrète branchée sur un ordinateur au dispositif relié à un réseau d’alarme. Comparer ces produits entre eux n’a pas de sens : ils ne répondent pas à la même question.
Question 1 : que voulez-vous surveiller
Un jardin, une cour, une terrasse ou un point de passage appellent une caméra extérieure. Un intérieur appelle un modèle discret, plus compact.
Cette première réponse élimine déjà la moitié du catalogue. Une caméra étanche, motorisée et grand angle est inutile si votre seul besoin est de vérifier votre salon en cas d’alarme, et vous la paierez pourtant.
Question 2 : dans quelles conditions
L’exposition décide beaucoup. Une caméra extérieure exposée au soleil a besoin d’un pare-soleil, qui la protège aussi de la saleté.
La nuit est l’autre paramètre. Les caméras de jardin sont généralement infrarouges, donc capables de vision nocturne. C’est indispensable dès que la zone n’est pas éclairée en permanence.
Le capteur doit permettre de voir clairement ce qui se passe dans son champ. Une image sur laquelle on ne distingue rien ne vaut pas mieux qu’une absence de caméra.
Question 3 : quel stockage
Une caméra qui n’enregistre pas ne sert qu’à regarder en direct. Pour une surveillance permanente ou une zone étendue, il faut un stockage.
Deux options : un enregistreur externe, ou un stockage local sur carte microSD directement dans la caméra. La seconde suffit dans la plupart des installations domestiques et évite un équipement de plus.
Question 4 : seule ou reliée à une alarme
Une caméra autonome permet de consulter les images à distance. Certaines embarquent un détecteur de mouvement et envoient une alerte automatiquement.
Reliée à un système de sécurité, elle donne bien plus : l’enregistrement se déclenche à l’alarme, l’alerte part avec les images, et la levée de doute devient immédiate. C’est dans cette configuration qu’une caméra donne son plein rendement.
Sans fil ou filaire
Les caméras IP sans fil dominent chez les particuliers, pour leur simplicité de pose. Le filaire garde son intérêt dans des situations précises : longue distance, environnement saturé en WiFi, ou besoin d’une liaison qui ne tombe jamais.
Si vous partez sur du filaire, préférez le Power over Ethernet : un seul câble apporte le réseau et l’alimentation.
Ce que « meilleure » veut dire selon les gammes
En entrée de gamme, la différence se joue sur la qualité du capteur en faible lumière. Deux caméras annoncées Full HD peuvent rendre des images très inégales à la tombée du jour, moment où la plupart des intrusions commencent.
En milieu de gamme, elle se joue sur le traitement d’image et la fiabilité de la détection. Une caméra qui envoie dix alertes par jour pour un chat qui traverse finit par être ignorée, et un système qu’on n’ouvre plus ne protège plus rien.
Le critère que l’on oublie
L’application mobile. C’est par elle que vous utiliserez la caméra tous les jours, et une application mal conçue rend un excellent matériel pénible.
Vérifiez avant l’achat qu’elle est compatible avec le système de votre téléphone, et regardez ce qu’en disent les utilisateurs. Puis faites établir plusieurs devis : un installateur qui vous pose ces quatre questions avant de proposer un modèle travaille dans le bon sens.
